Il y a des vents...
Il y a des vents de rêve Souffle sur chemins de cendres C'était là-bas A m'éveiller ailleurs Passant sur la table des collines Où brûlante encore l'écume vint à mes pieds.
Papillons
Les prairies nouées Autour du cou des papillons Flottent jusqu'aux racines Des coeurs et aux fleurs du sang Leur regard est mon regard Leur coeur est le mien Des mots ceinturés Sur les plis du front Dansent sur leur pied d'étoile.
Sur l'éclat d'un miroir
Sur l'éclat d'un miroir Tu cherches cette transparence Toi-même Jusqu'au vertige De la source Tu te cherches Par la soif brutale De renaître pour Tout comprendre Pour mieux saisir Le torrent de brumes Qui repose en toi Tout recommencer Tu te cherches...
Toi jaillissement...
Toi jaillissement Jour De regard terrestre Passe sur l'écho Vents disloqués.
N'est elle
N'est-elle Que cet oeil N'est-elle Que ce froid Hissé sur le ventre noir D'une nuit Prête au songe N'est-elle Qu'apparence nomade Nombril voyageur.
Dans le matin
Tu lèves perdu Dans les herbes Lissées de rosée Tes yeux heurtés de vent
Aller...
Aller jusqu'au tranchant des mots Et flirter avec l'ossature de l'image Mon réel est saveur d'évidence Je cueille aux corbeilles des lampes Les fruits des nuits rêveuses Et j'oublie parfois de reprendre Mes yeux d'éveil
Le jour vient
Un feu d'automne Vient comme une chanson Sur le rideau de l'aube Et le vent des nuits S'enfuit dans le tourbillon Du ciel encore encombré D'un débri de deuil.
Faille
Et pourquoi cette faille Blessure de sable Sur le coeur de nos faiblesses Reprend-elle cette ampleur Du fond des mers?
Comme je le peux
Je viens comme je le peux Avec petite plume Et beaucoup d'encre vive Au fond du coeur Je viens comme je le peux Toucher à la ligne Blanche qui m'attend Dans l'aube Je viens comme je le peux Pour tenter une trace Dans la mémoire de ces inconnus Inconnu...