Espoir

L’espoir aboie dans la prairie
Grand chien égaré
Et pourquoi tant de pas perdus
Pourquoi sur l’horizon
Les pleurs de ces chants
Où les notes relèvent
Leur étoile vers les cieux ?
Leur tête emplumée délirante
S’agite vers une futile délivrance
Mais aucun son n’aboutit
Sur l’aurore où les ocres martelés
Restent muets sans écho.
L’horizon a cessé de palpiter
Et ce mince espoir
Filament sonore englouti
Dans une gangue de nuit
Découvre ces chemins creux
Abandonnés aux haillons de la soif
Déployant leur gorge sèche
Et clamant leur malaise de rocaille.
Ils se tiennent alors la main
En cet instant où leur cœur
Battant pavillon humain
Espèrent ne traverser
Qu’une éclipse de douleur.