Top articles
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Peur
Un cri Pour apprendre Que la frayeur Est consolable
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Si je me perds
Allez me trouver Si je n'ai plus trace De chemin pour revenir Sur les blancheurs des monts Venez m'y chercher Mon esprit séjourne Sur ces belles montées Vagabondes sentes. Bernard DRYSLE (26/08/09)
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Dans les nuées
Chut! Nuit Se durcit le silence Le visage Mordu de sommeil Puis les nuées Dérives d'inconscient La terre s'avance Pensées Elles se dénudent Démembrement Le corps perdu Dans les mains blanches D'une autre lumière. Bernard DRYSLE
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AVANCER
S’adosser à la clarté De l’innocence Avancer plus vite Dans le sillon du courage Pour exténuer La roue de la peur. Bernard DRYSLE
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Rancune
Dans le bleu de l’hématome L’écho indomptable de la haine Bernard DRYSLE
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A l'oreille du vent
Elle venait de souffler A l'oreille du vent De la belle majuscule De sa voix Le sable le sable Et le coeur descendu jusqu'aux draps De la mer Plein de soleil Enlacé dans ses cheveux Et des oiseaux Pour écrire dans le ciel Les poèmes du retour Bernard...
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Apparence
L’apparence est un souffle de limailles, arasement conflictuel d’une liberté consentie, une contradiction raillant l’inscription du réel.
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Matin, tu pars.
Si souvent Matins de peine Peut-être Et tes branches Sous la pluie Et tes yeux encore Au fourneau des rêves Le matin dégringole Sur tes pieds nus Partir Encore le coeur obscur La tête sur la vitre Du voyage Les yeux fermés Ne pas voir l'angoisse.
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Des mots...
Des mots en souffrance Prêts à se hisser Jusqu'au chant De la prochaine ligne Encore muraille Un furieux été Monte dans la nuit Encre de lion Sève d'impossible Satisfaction.
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La mémoire...
La mémoire a encore des chants Où l'herbe se baignait dans l'azur Où le coeur en murmures Accompagnait la vie des amants Bernard DRYSLE
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Jour où...
Jour où se retrouvent Nos pierres d'essoufflement Le pied à franchir Le temps où se transfigurent Nos dernières douleurs Le temps de l'ange originel Déploie la lumière D'un nouveau jour.
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Prendre...
Prendre à La racine des mots L'épine de la clarté
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Nostalgie
Tu vas marchant dans le coeur Tous les oiseaux de ton art Les yeux à prendre pour soeur Toutes les âmes du hasard Sur les charmes secrets d'un souvenir Tu laisses aller l'arme des mots Tes larmes d'aimer sont en délire Jusqu'il n' y a plus d'eau Bernard...
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Je suis...
Je suis comme un enfant, Dans l'âme Une pluie d'écolier Dans la littérature de l'automne Je pars au devant des fumées Le cabas lourd du passé Sur mes épaules de pâtre Mon poème cherche Sa route dans le labyrinthe Des voies masquées.
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Les justes
Tu te reposes Sur la route des justes Ici l'horizon N'est jamais plus loin Qu'après le pont Alors tu gagnes L'averse d'un souffle Elan renouvelé
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Ce regard
Quelqu'un Ce regard Le toucher Ce souffle Limpide Saisir Les yeux ciel Les yeux fleuve L'on voudrait sauver L'évidence des choses Arrêter cette clarté La prendre Dans nos mains d'âme La reproduire à l'envie. Bernard DRYSLE
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Dans le matin
Tu lèves perdu Dans les herbes Lissées de rosée Tes yeux heurtés de vent
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Illusion et espoir
La tête perdue Jusqu'aux flammes de la mer Et les mains livrées Jusqu'aux feux des aurores Seul à compter Dans la flaque des sables Ce qui me reste comme eau Je caresse d'un paroxysme de silence La brutalité de profonds espoirs.
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Rupture
L' eau rompue Det toutes nos sources Trop lourdes Sur le passage Des gués Comme ciel Désaccordé Temps nous insupporte.
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Relief
On pourrait laisser Couler de l'aube Sur les signes de l'extinction Pour redonner A l'instant de rien La rondeur d'un fruit Le palpable Pour notre âme engourdie. Bernard DRYSLE
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Le ciel
Le ciel vient de tomber Soleil en poussière va mourir Et le silence pour se poser N'a plus de quoi gémir Il n'y a que le vent pour frémir Dans l'espace sans feuillée.
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Je descends...
je descends seul Vers ces nuits qui me parlent Et voilà passant Quelqu'un du savoir M'affranchissant de la peur Des lucarnes sombres.
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Les yeux à fermer
Je n’ai pas de nuit A me mettre sous la tête Et les manches de l’ombre Décousues dans l’heure tardive Laissent filtrer La ténacité d’une lumière.
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Je suis je
Je suis je l'épouse d'elle Dans les yeux Un peu rebelle Je suis je Du bord d'son île L'amoureux D'son rêve tranquille
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Ne faut-il pas...
Ne faut-il pas Cueillir en ce ciel Toute la promesse De ces étoiles clinquantes Ne faut-il pas A nos lampes exsangues Un peu de ce sel D'astres qui manque A nos poitrines exigües A nos coeurs étroits?