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Attente
Un éclair plus grand A rechercher Sous la plume Qui tremble Un ciel suspendu Sur les vitres D'impatience Du visage Presque un souffle Où je pleure Ouvert aux voix Des nuits.
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Quelque chose sur le coeur
Coeur plissé De fardeau Maison aux vitres Rayées d'agonies Sur l'âme balafrée Poussière de silice Malaise Sont là Nos feuillages D'automne.
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Faille
Et pourquoi cette faille Blessure de sable Sur le coeur de nos faiblesses Reprend-elle cette ampleur Du fond des mers?
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Douleur muette
J'ai tenu parfois Des silences Traversés de soleil Dans la fatigue de mes mains Des douleurs muettes Sur la cale des paumes Et connu des grandeurs D'âme élevées A l'engrais d'encre Et c'est ainsi que sur mes lèvres ont séjourné longuement Des oiseaux...
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A voir...
A voir étoffe profonde Va sur l'azur Une mer vacillante Où vagabondent bruns Des flots d'oiseaux.
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Impatience
Une ribambelle d'impatience qui tournoie dans le ciel sans trouver son aire de repos.
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Aller...
Aller jusqu'au tranchant des mots Et flirter avec l'ossature de l'image Mon réel est saveur d'évidence Je cueille aux corbeilles des lampes Les fruits des nuits rêveuses Et j'oublie parfois de reprendre Mes yeux d'éveil
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Matin
C'était oiseau Eveillé Poignée de chants Ma nuit Encore si proche Aube Dis-tu mon oeil Bernard DRYSLE
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Autour d'un feu
Nous laissions crépiter le feu Tout recroquevillés autour des flammes La chaleur nous venait aux yeux Léchait la peau, pénétrait l'âme (Mai 1988)
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Pour le bien
Il ne me reste plus qu'à courir Atteindre la vitesse du vent Donner aux lèvres du mendiant L'idée de sourire. (1987)
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Sagesse
Ils auraient voulu Dresser le feu Sur la peur mise à nu Le combat vieillissant A retiré de leurs mains L’ouragan de toutes les menaces.
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Connaîtras-tu de moi...
CONNAITRAS-TU… Connaîtras-tu de moi Sous la maigreur de la pluie L’ombre mulâtre Ascendant de jour et de nuit A l’abri de toutes Mes saisons sèches ? Ecart du geste Effleurement sur le fleuve Peau à peine sillonnée Une main dans la transparence De mes...
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N'est elle
N'est-elle Que cet oeil N'est-elle Que ce froid Hissé sur le ventre noir D'une nuit Prête au songe N'est-elle Qu'apparence nomade Nombril voyageur.
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Toi jaillissement...
Toi jaillissement Jour De regard terrestre Passe sur l'écho Vents disloqués.
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VOIX LOINTAINE
Loin cette voix Qui sanglote Jusqu'aux sources tiédies de la lune la tête inhumaine Disséquée par Le temps renaissant. Bernard DRYSLE
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Papillons
Les prairies nouées Autour du cou des papillons Flottent jusqu'aux racines Des coeurs et aux fleurs du sang Leur regard est mon regard Leur coeur est le mien Des mots ceinturés Sur les plis du front Dansent sur leur pied d'étoile.
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Les yeux respirent...
Les yeux respirent Dans la courbe odorante des jardins La rose est en chemin Pour l’épine du voyage Et toutes les lignes du visage Sont écrites à la main des vents.
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Visage pour quelqu'un d'autre...
Quelque chose dans les yeux Cà et c'est fleuri Est dedans inaltéré Est présent quelqu'un Il y pèse âme Il y est ce que l'on attend Mais cette halte N'est qu'un quai provisoire Mais ce visage Est pour quelqu'un d'autre Jean yves le dorze
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A tout écrire...
Aujourd'hui A tout écrire d'une voix Seule sur son propre cri A tout écrire D'une ligne d'un trajet D'encre du coeur à la plume A tout écrire Mes espérances sur un filet De lumière affolée A tout écrire Encore sur des vides De soi-même.
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Il y a des vents...
Il y a des vents de rêve Souffle sur chemins de cendres C'était là-bas A m'éveiller ailleurs Passant sur la table des collines Où brûlante encore l'écume vint à mes pieds.
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COUVERTURE RECUEIL
COUVERTURE RECUEIL par DRYSLE
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Passant des astres
Au soir courant Vers le dénouement des nuits Ce passant soudé A la courtoisie des étoiles S'appuie au bonheur du ciel la voix des astres Et les feulements de la mer Ont taillé en lui Les bois de la lyre Poète des nuées Passant des lunes Dans le miroir...
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Souvenir
Scarabées bleuis Aux langues du soleil Près d'un ciel bleu La maison où passe Le rire des belles aurores Nous aimions cette enfance Où sous les tonnelles Tourbillonnaient les oiseaux inventifs De nos cris de joie. Jy Le Dorze
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DOS RECUEIL
DOS RECUEIL par DRYSLE
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II
Pieds froids Les racines tourbillonnent Puis feuilles En hélices