Faille
Et pourquoi cette faille Blessure de sable Sur le coeur de nos faiblesses Reprend-elle cette ampleur Du fond des mers?
Comme je le peux
Je viens comme je le peux Avec petite plume Et beaucoup d'encre vive Au fond du coeur Je viens comme je le peux Toucher à la ligne Blanche qui m'attend Dans l'aube Je viens comme je le peux Pour tenter une trace Dans la mémoire de ces inconnus Inconnu...
Les justes
Tu te reposes Sur la route des justes Ici l'horizon N'est jamais plus loin Qu'après le pont Alors tu gagnes L'averse d'un souffle Elan renouvelé
Dans les chemins...
Dans les chemins Liés aux vents Adossé au froid Du dernier orage Je mène Mon rêve de paille Les yeux Vers les déchirures de feu Ciel divisé.
Quelque chose sur le coeur
Coeur plissé De fardeau Maison aux vitres Rayées d'agonies Sur l'âme balafrée Poussière de silice Malaise Sont là Nos feuillages D'automne.
Lendemain de rêve...
Lendemain de rêve Où traînes-tu Ton impatience de vent Gratitude Dans l'affolement De tes canicules d'encre Où caches-tu Ton abîme de fauve?
Des mots...
Des mots en souffrance Prêts à se hisser Jusqu'au chant De la prochaine ligne Encore muraille Un furieux été Monte dans la nuit Encre de lion Sève d'impossible Satisfaction.
Apparence
L’apparence est un souffle de limailles, arasement conflictuel d’une liberté consentie, une contradiction raillant l’inscription du réel.
Attente
Un éclair plus grand A rechercher Sous la plume Qui tremble Un ciel suspendu Sur les vitres D'impatience Du visage Presque un souffle Où je pleure Ouvert aux voix Des nuits.