les flots...
Les flots s'amusent Contre le silence des rocs Le mal est certain Dans la falaise pierreuse L'érosion cyclique Entame le pied De l'équilibre fragile. Le marin des vieux ports Ne presse pas l'allure Et le jeune terrien des îles Perd pied Dans le flot des...
Quand presque larmes...
Quand presque larmes Dans un regard Presque tristesse Quand presque tremblement Dans la voix Si près d'être émue Cet appel d'ombre Qui virevolte Au promenoir De la mélancolie Et les voix Aux impossibles présences Cette envie Retenue élégante Dans l'habit...
Emouvante ligne
Ce que le vent d'écrire... Elle, la belle, Sous la maison des Lunes Le coeur épais Au feuillage des proies Pas de vent "Avenir" Mais à venir des pas Sous le soleil de n'en plus finir Dans cet arbre où Toutes les mains Cherchent les doigts de l'ombre Où...
Je suis je
Je suis je l'épouse d'elle Dans les yeux Un peu rebelle Je suis je Du bord d'son île L'amoureux D'son rêve tranquille
Le ciel
Le ciel vient de tomber Soleil en poussière va mourir Et le silence pour se poser N'a plus de quoi gémir Il n'y a que le vent pour frémir Dans l'espace sans feuillée.
Illusion et espoir
La tête perdue Jusqu'aux flammes de la mer Et les mains livrées Jusqu'aux feux des aurores Seul à compter Dans la flaque des sables Ce qui me reste comme eau Je caresse d'un paroxysme de silence La brutalité de profonds espoirs.
Où la vie?
Tu voles à vide Dans les granges de l'aube Tu quittes le toit de l'ombre Pour te recueillir Dans l'immobilité des légendes Est-ce là l'allure de la vie Est-ce là la demeure du Monde où doivent s'accorder Tous les instruments De ton être ?
Rupture
L' eau rompue Det toutes nos sources Trop lourdes Sur le passage Des gués Comme ciel Désaccordé Temps nous insupporte.
Ecrits
La nuit épuisée par la source de mes rêves, élève l’espoir dans l’imprévu d’un visage. Pour racines, la coque d’un navire élancé dans la torture des songes. La cicatrice obsidienne balafre la pierre émondée du cœur. Je suis arrimé au tourment obsessionnel...
Si je me perds
Allez me trouver Si je n'ai plus trace De chemin pour revenir Sur les blancheurs des monts Venez m'y chercher Mon esprit séjourne Sur ces belles montées Vagabondes sentes. Bernard DRYSLE (26/08/09)