Quelqu'un dans la nuit
Ecouter,enfant si lointain Sur la route où tombe la nuit J'ai écouté quelqu'un Voix, cette ombre.
S'il te faut...
S'il te faut prendre pour chemin L'inimaginable distance Entre la Terre et l'Etoile Laisse la langue de tes voyances Croître encore sur l'alluvion des mots.
Sagesse
Ils auraient voulu Dresser le feu Sur la peur mise à nu Le combat vieillissant A retiré de leurs mains L’ouragan de toutes les menaces.
Ecriture
L’écriture s’empresse Au chevet de mon encre Mes alliés ont signé L’acte de compromission
Douleur muette
J'ai tenu parfois Des silences Traversés de soleil Dans la fatigue de mes mains Des douleurs muettes Sur la cale des paumes Et connu des grandeurs D'âme élevées A l'engrais d'encre Et c'est ainsi que sur mes lèvres ont séjourné longuement Des oiseaux...
Trouble
Tandis que se bat Dans la jeune abondance L’intrépidité polie Des voyageurs sans chemins La marche des irréductibles Fouille la voie Scellée des branches rapides.
RENOUVEAU
La terre où il n'y a plus de pas Toute, elle est façade De fronts Aplanie de mots dénudés Le coeur souffle froid parfois Dans notre ciel fracturé Et on attend de pouvoir s'embraser Au prochain labour.
Je descends...
je descends seul Vers ces nuits qui me parlent Et voilà passant Quelqu'un du savoir M'affranchissant de la peur Des lucarnes sombres.
AVANCER
S’adosser à la clarté De l’innocence Avancer plus vite Dans le sillon du courage Pour exténuer La roue de la peur. Bernard DRYSLE
VOIX LOINTAINE
Loin cette voix Qui sanglote Jusqu'aux sources tiédies de la lune la tête inhumaine Disséquée par Le temps renaissant. Bernard DRYSLE